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L’internationalisation de votre galerie d’art : comment bien se développer ?

· Ressources Galeries

Pour rappel, d’après le Larousse, l’internationalisation est une « stratégie qui conduit les entreprises à se développer à l'échelle internationale, par le biais de filiales, par exemple, afin de tirer parti des avantages offerts par les différents pays ». Aujourd’hui réussir cette internationalisation est un sujet crucial pour une entreprise et les galeries d’art ne font pas exception... Découvrez avec Artsper les clés pour développer votre galerie à l’étranger.

I.Pourquoi les galeries d’art s’internationalisent ?

Exposition de Josh Sperling à la Galerie Perrotin, Tokyo

Pour augmenter sa légitimité

Le premier bénéfice de l’internationalisation d’une galerie est son gain en légitimité. En effet, en migrant dans les pays prédominants de l’art contemporain (les États-Unis, l’Angleterre, la France, etc.) elle acquiert une notoriété nouvelle. Celle-ci réduit l’incertitude sur la qualité des œuvres ou le talent des artistes. Elle favorise une relation de confiance avec le grand public et les potentiels collectionneurs. Il ne faut pas oublier que transparence et confiance sont deux mots d’ordre pour une parfaite fidélisation des collectionneurs.

Développer sa réputation

L’installation d’une galerie à l’étranger lui permet aussi d’accroître sa réputation; localement, régionalement et plus tard, mondialement. Plus la réputation de l’infrastructure est importante, plus elles attira de nouveaux collectionneurs. Logiquement aussi, plus une galerie diversifie ses sites/locaux/points de rencontre, plus grande est la cible atteinte et plus le nombre de vente peut potentiellement croître. C’est mathématique ! Enfin, l’internationalisation est gage de bonne santé financière de la galerie. C’est une belle réussite qui renforce, une fois de plus, la réputation de celle-ci. Il suffit de regarder le cas des grandes structures comme la Galerie Perrotin qui possède 7 espaces dont 3 à Paris, ou encore Gagosian qui expose dans 18 galeries !

Être au cœur des nouvelles tendances artistiques

S’exporter à l’international c’est aussi s’exporter sur un nouveau terrain de jeu. Un nouveau marché où la galerie est libre d’exhumer des talents émergents. Il est souvent plus simple de dénicher de nouveaux talents étrangers une fois sur place.
Cela va dans un sens et dans l’autre ! La galerie pourra plus aisément se faire connaître de ces mêmes talents internationaux et faciliter la prise de contact par la réduction des barrières géographiques. C’est pourquoi un commissaire se déplace régulièrement. L’internationalisation est aussi l’occasion de « suivre » les gros collectionneurs. Certains pays ont plus tendance à investir dans l’art contemporain que d’autres. C'est le cas pour la Chine, terre d'accueil de nombreuses succursales pour les galeries. En 2000 la Chine générait 1 million de dollars de chiffre d'affaire dans le monde de l'art. En 2019, elle prend la 2e position en talonnant les États-Unis avec 659 millions de dollars de chiffre d'affaire. De plus, les acheteurs chinois ont tendance à soutenir leur compatriotes en achetant principalement leurs œuvres. L'Empire du Milieu représente donc un horizon non-négligeable pour les acteurs du monde de l'art aujourd'hui.

Réduire ses coûts

Si d’un premier abord l’internationalisation semble risquée et coûteuse, elle garantit aux galeries une réduction non négligeable des coûts in fine. Dans un premier temps, le développement de plusieurs points de ventes à travers le monde permet de stabiliser les revenus souvent instables d’une galerie. Il est plus aisé de faire diverses grosses ventes par mois.
Une dimension moindre, mais non négligeable, est aussi la réduction des frais de ports et des risques d’endommagement des œuvres pendant leur livraison.
Finalement, certains pays souhaitant développer leur marché de l’art, réduisent les barrières à l’entrée et favorisent les investissements étrangers. Cela peut se traduire par exemple, par une aide du gouvernement lors de l’installation d’une nouvelle galerie au sein de son territoire, ou lors de l’organisation d’un événement culturel à grande échelle. Par exemple, le gouvernement du Royaume-Uni propose un allègement fiscal pour les expositions dans les musées et les galeries afin d'encourager le développement du monde artistique. Ce plan est voué à aider les organisations qui souhaitent exposer au public en leur permettant de récupérer une partie de leurs coûts de production.

II. Comment les galeries s’internationalisent ?

La FIAC (Foire Internationale d'Art Contemporain) à Paris

En participant aux événements internationaux

Il existe différents moyens (plus ou moins onéreux et risqués) pour une galerie de s’internationaliser. La méthode la plus courante, est de participer à des événements artistiques à ampleur internationale, comme des foires, des salons ou des biennales. La foire d’art contemporain est avant tout un lieu commercial. Il ne faut pas la confondre avec une biennale ou un salon, où les œuvres sont exposées, mises en compétition mais pas vendues.

Les plus grandes foires s'internationalisent également : l'Art Basel n'a plus lieu uniquement à Bâle, mais aussi à Miami et à Hong Kong; la Frieze Art Fair se déroule à Londres, New York et Los Angeles.

Pour une galerie, participer à une foire, est devenue une pratique incontournable dans la promotion de ses artistes. C’est un moyen de lier des contacts avec de nouveaux collectionneurs ou des habitués, de donner une identité à la galerie, de fidéliser ses clients, de personnaliser la galerie en lui donnant un visage, de montrer sa présence sur le marché de l’art et enfin, de rencontrer un public international.
Toutefois, il faut prendre en compte que l'impact bénéfique d’une foire n'est pas toujours immédiat, c'est un long travail relationnel qui se met en place.

Néanmoins, ce type d'événement peut être soumis à des aléas et à des annulation, il est donc préférable de ne pas forger toute votre stratégie de visibilité dessus. Le confinement en est l'illustration. Les plateformes de vente en ligne comme Artsper vous assurent une visibilité durable en toute période.

En ouvrant une extension à l’international

Seconde solution pour internationaliser sa galerie, installer une antenne à l’étranger. Au préalable, il est important de réaliser une étude de marché, ainsi qu’un inventaire des ressources (financières, personnelles et matérielles) de la galerie. L’exportation physique d’une entreprise n’est pas une décision à prendre à la légère et il est souvent conseillé de faire appel à un tiers. La destination finale devra notamment tenir compte de l’économie du marché de l’art, des tendances du secteur, ainsi que des différences culturelles de chaque pays et du comportement d’achat de leur habitants.

En vendant sur une plateforme en ligne comme Artsper !

Last but not least ! L’internationalisation d’une galerie peut aussi passer par la vente de ses œuvres en ligne. Moins onéreuse que les deux solutions précédentes et surtout moins risquée, c’est un premier pas vers l’internationalisation. Grâce à Internet, les téléphones mobiles et les divers systèmes de paiement, l’accès à l’art est simplifié, les barrières à l’achat tombent et les ventes se multiplient. Ce catalogue en ligne vient soutenir les expositions physiques des galeries. Sur Artsper, les galeries bénéficient aussi d’un service d’accompagnement ainsi que de la création de contenu éditorial visant à promouvoir leurs artistes sur la plateforme. Il faut savoir qu'en 2020, Artsper a crû de 40%, prouvant l'utilité des plateformes de vente d'art en ligne. Finalement, les galeries du monde entier échangent en un clic avec les collectionneurs du monde entier grâce à Artsper.

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