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Témoignage d'une galerie partenaire : Gazelli Art House

Rencontre avec Mila Askarova, fondatrice de Gazelli Art House, une galerie entre Bakou et Londres, spécialisée dans le digital et la réalité virtuelle.

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Quelles sont les spécificités de votre galerie ?

Depuis 2011, Gazelli Art House London soutient un groupe diversifié d'artistes du monde entier, certains au sommet de leur carrière, d'autres au début. Avec la réouverture de notre espace à Bakou en 2016, la galerie a également commencé à exposer et à soutenir des artistes d'Azerbaïdjan et des régions voisines, de manière plus importante qu’auparavant. En 2015, grâce à la résidence Gazell.io, la branche numérique de la galerie a été créée. Au fil des années, elle s'est développée pour devenir son propre Project Space physique et une bibliothèque VR (de l'anglais « Virtual Reality », qui signifie « réalité virtuelle ») qui contribue à l'expansion du marché de l'art en VR spécifiquement.  

Mila Askarova, fondatrice de Gazelli Art House, photographie de Tony McGee

Vous avez lancé le Gazell.io Project Space et la bibliothèque VR il y a un an, comment avez-vous préparé et organisé ce projet ?

Gazell.io en tant que résidence numérique opère depuis 2015, donc au fil des années, nous avons accumulé un grand groupe d'artistes numériques que nous avons pu contacter avant la mise en place de la bibliothèque VR, et le lancement du Projet Space. C'était une progression naturelle pour la résidence de se développer en un espace physique, et d'avoir une exposition permanente des œuvres à travers la bibliothèque VR. 

Qu'est-ce qui vous a poussé à créer une résidence en ligne pour les artistes en 2015 ? Saviez-vous à l'époque que vous alliez beaucoup investir dans l'art numérique par la suite ?

Cela a toujours été un de mes intérêts de me pencher sur les artistes travaillant dans des domaines en dehors du secteur, des médiums, du marché « traditionnel ». Mettre en place une résidence numérique qui nous permettrait d'être en contact avec des artistes que nous ne rencontrerions pas normalement avait du sens.

Avec le temps, j'ai compris que c'était une bonne idée de construire sur ce que nous avions déjà, et donc de commencer à développer cette branche numérique de la galerie. 

Exposition de Jake Elwes, Zizi - Queering The Dataset, 2021

Quels sont vos projets actuels ? Où vous voyez-vous dans un avenir proche ?

Nous célébrons notre 10ème anniversaire et, étant donné que cette année sera courte pour nous (avec le confinement), nous avons décidé d'organiser une exposition par étage pour nous permettre de réaliser les expositions prévues pour 2021. Cela coïncide parfaitement avec le Gazell.io Project Space, qui a sa propre programmation. Ainsi, nous avons actuellement les artistes de la galerie Naqsh Collective et Giovanni Ozzola au rez-de-chaussée et au premier étage avec leurs nouvelles œuvres, ainsi qu'une œuvre vidéo utilisant l'intelligence artificielle de Jake Elwes au Gazell.io Project Space. 

À l’avenir, je nous vois développer Gazell.io et renforcer le positionnement de Gazelli Art House sur le marché international à Londres et à Bakou, voire potentiellement dans un troisième lieu.

Vous représentez un large éventail d'artistes internationaux. Comment choisissez-vous les artistes et les œuvres que vous présentez ?

Il est important que les artistes aient une idée claire de ce qu'ils essaient de dire : même si leur médium change au fil des ans, leur récit doit être cohérent.  C’est cette cohérence que nous recherchons, ainsi que la vision de l’artiste : où se voit-il dans dix ans et plus.

Exposition de groupe, Let's Talk About Text, 2021

Comment promouvoir l'art de l'Azerbaïdjan (et des pays voisins) au Royaume-Uni ? Quelle est votre stratégie de communication ?

C'est très gratifiant car il y a eu un intérêt très sain pour les artistes de la région de l’Azerbaïdjan, qui sont nouveaux pour le public local au Royaume-Uni. Nous devons être prudents lorsque nous commercialisons les expositions dans les espaces de Londres et de Bakou, auprès d'un public international, afin de ne pas brouiller les messages.

Ce qui fonctionne à Bakou peut ne pas fonctionner à Londres (commercialement), il est donc essentiel de sélectionner soigneusement les expositions qui retiendront l'attention.

Quel conseil donneriez-vous à une galerie qui souhaite entrer dans le monde de l'art numérique ? 

Je leur dirais de bien faire des recherches, car il y a beaucoup de plateformes et d'espaces numériques/virtuels qui offrent des services similaires mais qui pourraient ne pas correspondre au programme ou au profil de votre galerie. 

Œuvre de Brendan Dawes pour l'exposition de NFT .ext, 2021

Vous avez rejoint Artsper en 2015. Qu'avez-vous retiré de cette collaboration ?

Nous avons eu une grande publicité pour les artistes et les œuvres d'art qui ont été présentés sur la plateforme, ce qui nous a permis d'atteindre un public avec lequel nous ne serions pas en contact autrement. 

C'était également formidable de voir la plateforme Artsper grandir et développer les nombreux angles qu'elle a maintenant, permettant une expérience simplifiée pour les collectionneurs.

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